Cela fait un mois que je suis rentré de vacances. J'ai retrouvé D. au boulot et je n'ai pas osé lui annoncer la grossesse de ma compagne. Car après ce qu'elle venait de subir, je ne pouvais lui infliger une autre horreur.
Elle ne sait donc toujours pas que je vais être père, non plus grâce à elle mais avec ma compagne. Nous avons continué à vivre notre histoire ensemble comme avant sans qu'elle se soucie de quoique ce soit.
Elle a été très affectée par l'IVG qu'elle venait de subir, m'expliquant qu'elle aurait aimé le garder. Mais la vie en a décidé autrement. Mon retour a été très dur pour elle car elle s'est sentie oublié pendant qu'elle perdait notre enfant, ce que je comprends étant donné que j'étais absent.
Désormais, elle est passée à autre chose et peut être que le moment est venu pour lui annoncer que de mon côté, j'attends un enfant.
Je sais que sa réaction sera brutale et qu'elle mettra fin à notre histoire et c'est la raison pour laquelle je tarde à lui annoncer. En même temps, ma compagne est enceinte de seulement 7 semaines mais je me dois être honnête avec elle, le plus rapidement possible.
Je vais être séparé de D. pendant deux semaines et je vais en profiter pour lui annoncer à mon retour je pense.
Ne me jugez pas. Je sais, je suis un monstre.
Mes vacances actuelles seront certainement les plus mouvementées de toute ma vie sentimentale.
J'ai appris deux nouvelles émanant des deux femmes dont je suis amoureux.
Toutes deux sont enceintes et le sont devenues quasiment en même temps.
La première, D.. "maitresse" du travail me l'a annoncé par texto alors que je me trouvais avec ma compagne officielle. Le malheur est qu'étant en couple et n'ayant pu prévoir cet évènement, elle ne peut continuer cette grossesse. Elle est donc en train d'entreprendre actuellement son interruption. Cette annonce m'a bouleversé durant tout mon voyage en Italie. J'étais à distance et ne pouvais converser avec elle. J'ai bien réussi deux fois mais ce fut trop court. Désormais, nous communiquons par mail mais cela est très difficile. Elle ne me cache pas qu'elle m'en veut pour mon absence. Je la comprends. Elle n'a personne à qui parler de cet évènement.
Elle m'a raconté avoir pleuré devant le médecin en lui expliquant ce qu'elle avait fait avec moi. Elle doit prendre des cachets avec des effets secondaires et avec le risque que son mari le découvre vu que les cachets pourraient lui donner des effets secondaires très importants. Sans parler du traumatisme.
C'est donc assez terrible cette idée de devoir abandonner le fruit de notre amour. En un seul accident de ma part, la voilà tombée enceinte desuite. Je n'y croyais pas.
La deuxième, ma compagne actuelle après avoir eu des effets secondaires et se trouvant dans un état second durant nos vacances, on a appris hier grâce au test de grossesse qu'elle était enceinte également. Cela ressemble moins à un accident dans le mesure où elle venait tout juste volontairement d'arrêter la pilule. Seulement je ne vais pouvoir jouer sur tous les tableaux. J'ai tout de même du mal à me réjouir de cette nouvelle même si au fond de moi, je suis heureux de savoir que je serai peut être père dans quelques mois.
Mais je suis profondément triste vis à vis de D. qui a interrompu sa grossesse. Comment va t-elle réagir lorsque je vais lui annoncer dans quelques semaines ou plutôt quelques jours. Elle sera certainement très choquée et cessera immédiatement notre relation, j'en suis certain. Elle sera épouvantablement attristée par ces deux chocs.
Ce soir, je suis triste et cela n'arrangera pas la mélancolie qui ne cesse de s'installer en moi.

J’ai eu une conversation avec D au bureau. On parlait d'avoir un enfant ensemble, adultérin en somme. Mais je me soucie toujours de l'après. C'est une lourde conséquence que de mentir à ce futur nouveau né. Toute sa vie , on lui mentira sur l'identité de son père. Enfin moi je pose ces questions et me demande si au fond cela vaut la peine. Elle a plutôt mal pris.Elle m’a expliqué qu’on réagissait différemment selon la situation. Elle est plutôt du genre spontanée sans penser de ce que sera demain, au contraire de moi qui se soucie toujours des éventuelles déconvenues du futur. Au départ, je ne comprenais pas trop ce tempérament mais maintenant, je me dis qu’on fond c’est peut être elle qui a raison. Elle vit le quotidien sans se soucier du lendemain. Elle sait éperdument qu’elle fera une bêtise mais elle la fait quand même.
Moi je suis dans une situation délicate et partagé entre deux femmes. Je ne sais plus qui j’aime au fond. Je suis tenté de dire que lorsque j’en aime une, l’autre s’efface. Ce doit être une situation logique.
Concernant l’enfant, j’ai très envie d’en avoir…avec les deux. L’un pour l’élever et l’autre avec celle que j’aime mais que je n’élèverai jamais. C’est assez cruel comme situation et j’ai très honte de moi de penser ainsi. Je me demande si je ne vais finalement pas faire deux enfants d’un coup avec deux femmes différentes. Si c’est ainsi, ce sera comme cela !
Je veux vivre, mais en même temps, je sais que je serai toujours un insatisfait. Quittant l’une pour retrouver l’autre pour finalement pas s’en satisfaire. A quoi bon tout changer désormais puisque je ne changerai pas. Je me contenterai d’une femme qui m’aimera et que je rendrai profondément triste car elle n’obtiendra jamais tout l’amour et la tendresse qu’elle attend de moi. Je ne suis qu’un fumiste, laissant croire des tas de choses aux femmes et au final je les rend dépressives.
Je ne sais pas dans quelle catégorie me ranger en fait.
Je pense que je finirai seul en isolement total mais cela personne ne le sait encore…sauf moi.
Un peu de musique classique, un piano, de la peinture et je me contenterai de cela.
Pas de femme, surtout pas de femme. Non. Rien. Le vide.
Elle est rentrée, hier.
Elle est redevenue elle-même progressivement. Nous sommes sortis ensemble le midi et avons retrouvé nos contacts amoureux.
Elle m'a toutefois indiqué que face à mes absences à répétition qui s'annoncent à compter de septembre, elle envisage d'arrêter notre relation à compter du mois prochain.
Je lui ai fait savoir que je m'y opposerai pas même si ce sera difficile.
Je comptais de toute façon bien le faire dans la mesure où avec ma compagne on envisage d'avoir un enfant. Difficile dans ces conditions de poursuivre avec elle.
Nous avons trois semaines seulement pour profiter ensemble de nos derniers instants de bonheur.
Hier soir en rentrant du boulot, je suis redevenu déagréable à la maison. Les vieux démons sont réapparus. Ma compagne m'a demandé si quelque chose m'avait affecté aujourd'hui ou si je n'avais pas revu une ex....
L'intuition féminine m'épatera toujours....

Cela fera trois semaines de travail sans elle. Trois semaines de séparation.
Je ne sais trop quoi penser de cette séparation. Je me suis senti libéré, revivre un peu, surtout durant mes pauses du midi. Mais en même temps, j'ai senti une grande solitude en son absence.
Je m'interroge si je dois continuer ou pas. Est-ce qu'elle le voudra elle-même?
Sera t-elle toujours avec son mari?
J'ai peur en fait qu'elle m'annonce cette nouvelle et me demande de vivre avec elle. Enfin je ne sais trop quoi penser du coup.
La pression n'est pas encore là mais je sens qu'elle monte doucement. Je serai de toute façon très heureux de la revoir....
J'ai décidé de créer un nouveau blog (lien ci-contre dans la liste) afin de répertorier tous les messages électroniques envoyés et reçus de et pour D....
Bon courage....
Hier soir, j'ai vu ce film de Beineix que j'avais tant aimé. Je pris un grand plaisir à le revoir, même si ce film n'est finalement pas très positif et décrit un grand amour fatalement impossible.
Cela me ramène forcément à mon image mais dois-je me plaindre de ma situation?